mardi 03 juin 2008

LA REVUE VERSO vous invite , 6 JUIN

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PREFACE PAR ALAIN WEXLER N°132 Mars 2008 (Extraits) * Voracité du refuge * Rien n’est plus vorace que le rêve dans son cocon. Tu n’imagines pas la perversité de l’ordinaire qui se défend si bien derrière les murs , les persiennes qui s’appellent aussi jalousies. Plus tu t’enfermes, plus tu es coupable . Coupable de peur. La peur en son refuge noir de sang séché, frais ou à venir. L’ordinaire, c’est la peur sans laquelle t’enferme le tyran. * [ …] * Tu crées des refuges avec des mots, des maisons, des prisons, des déserts, des lois, des religions et des superstitions. * [ …] * Ceux qui rôdent autour du refuge. Tu ne les as pas forcément vus mais on te l’a dit et tu les crois parce que c’est plus facile d’écouter les mots qui abreuvent ta peur que de descendre dans la rue pour affronter ceux qui défont la justice et renient le partage. * [ …] * La jalousie, treillis de bois derrière lequel tuy peux observer la rue sans être vu, de l’italien gelosia , vient du même italien geloso, c’est à dire jaloux. * [ …] * Ce n’est donc pas un hasard si de son refuge le jaloux peut guetter et surprendre l’indice tant attendu pour accabler son amie et la faire souffrir parce qu’il la traite comme son bien. Le refuge est bien gardé. * _______________

dimanche 01 juin 2008

Amis Poètes : Les bonnes astuces de François BON pour la Lecture Publique

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Bobi + Bobi, peintre illustratrice
http://bobibook.blogspot.com 

Astuces pour la lecture publique  selon François

(Tiers Livre)

vendredi 30 mai 2008

INVITATION D'AURELIE NOEL Peintre

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Cliquer sur le carton d'invitation pour l'agrandir

Bonjour à toutes et tous,

Je vous accueillerais avec plaisir le 6 JUIN 2008 prochain, à 19h30, dans mon local situé au 134 cours Tolstoï à Villeurbanne, pour son inauguration.

Ce local, outre le fait qu'il soit mon atelier d'artiste personnel, se verra ouvert à la diffusion culturelle et artistique ( expos, soirées événementielles en art-plastique, danse, performance, lectures poétiques, vidéo etc...).

Pour le soir de l'innauguration : DANSE / PERFORMANCE D'Emmanuel BORGO danseur buto
( voir une vidéo sur daily Motion :
http://www.dailymotion.com/video/x22e6k_performance-danse-manu-borgo_creation ) .

Un grand merci à lui par avance.
Et un grand merci par avance à vous et votre présence pour la découverte de ce lieu.

A bientôt

Aurélie

jeudi 29 mai 2008

Anne-Lise Blanchard, à la Librairie l'ểtourdi de St Paul , Lyon 5°

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JACQUES ANDRE EDITEUR

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Cliquer sur le carton d'invitation pour l'agrandir !

mardi 27 mai 2008

Encore une Escapade...

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Envie d'aller dans le Sud avant les grosses chaleurs. Plus beaucoup de temps pour le faire car la reprise du travail est proche . Ces  petites vacances  anticipées auront surtout été des moments de récupération après toutes les petites misères de santé du début d'année. Le voyage annuel en Corse est  encore différé mais il reste convoité. On part quelques jours en Lozère et  là où la route nous voudra. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de la belle initiative de TERRE DES FEMMES qui a mis en ligne son commentaire de lecture de notre rencontre et notre livre  d'hommage à Charles JULIET.

Un  petit vidéo-film  complémentaire de la Journée du 15 Mars 2008 à la Médiathèque Marguerite Duras sera accessible dans quelques semaines. 

A noter qu'un article de Boris Cyrulnik sur Charles Juliet vient de paraître dans le N° Psychologies de Juin.

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Les Vendanges Poétiques se poursuivent , j'ai ralenti volontairement la fréquence des mises en ligne pour qu'elles soient visibles plus longtemps.

Par ailleurs,  je rappelle qu'il s'agit d 'envoyer, sur le thème de L' ELOGE DE L'AUTRE,  par la poste  et  par mail , au choix : un poème , un texte , une image (Format jpg ou gif) .  Nous aimons aussi les correspondances entre les auteurs imaginaires ou non.

Poémez-vous les Uns les Hôtes !   On s'occupe du reste ...

A très bientôt.

samedi 24 mai 2008

LE DIRE ET PUIS SE TAIRE ?… Juste une fin du monde, Jacqueline MERVILLE

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"Les survivants s’ennuient… "

"Les survivants  portent une utopie majeure… "
"Parler donne une sorte de pouvoir aux autres… "

*

JACQUELINE MERVILLE

, JUSTE UNE FIN DU MONDE , Editions l'ESCAMPETTE.

*

J’ai lu ce livre, je ne veux prendre aucun pouvoir…

Vous comprenez ?
*

Je viens remercier celle qui a eu le courage de l’écrire.

Comment vais-je parler de ce livre ? Je le porte en moi depuis plusieurs semaines sans avoir pu jusque là rédiger la moindre ligne. J’avais pourtant promis. Je vais tenir ma promesse. J’essaie là, vous voyez ? « Un livre grave et superbe », « une écriture sobre et pudique » dit la quatrième de couverture… J’ajouterai pour ma part « un livre qui déclenche des hurlements de douleur, de révolte et de terreur à l’intérieur de soi ». L’identification à la narratrice est inévitable, d’emblée l’horreur des drames évoqués : un tsunami et un viol, l’un et l’autre profondément gravés dans la mémoire, l’horreur prend tout le champ de la conscience et creuse comme un acide jusqu’au cerveau archaïque. On ne peut qu’avoir envie de fuir devant autant d ‘images impensables, on ne peut pas, on reste interdits, sidérés, on ne peut que plaindre à perpétuité sans savoir, on le sent déjà, sans endosser la compassion démunie de façon permanente. Trop, c’est trop. Vous comprenez ? L’histoire est vraie, les mots sont irréels, presque incongrus, indigents, ils sont comme des morceaux d’affiche détrempés, très décollés, déconnectés des événements. Ecriture sur fond de marasme mais puissamment contenue, comment a-t-elle pu réussir cela ? …  dans un livre intelligible, cohérent, dont on peut sortir, malgré la culpabilité et la colère qui enflent , tourbillonnent jusqu’à la dernière page… Un tsunami émotionnel ! Vous comprenez ?  Quel est le point commun entre une catastrophe naturelle et une agression sexuelle ? Vous préférez vous taire ? Et bien, le point commun, c’est qu’elles arrivent … forcenées, aux mêmes personnes qui ne s’y attendent jamais, et qui se retrouvent brusquement englouties dans un univers de folie et d’irrationnel insoutenable. Si elles n’en meurent pas, elles reprennent le cours de leur vie normale qui ne sera plus jamais normale.  Ce sont des survivantes  ! Vous comprenez ?  Elle , la narratrice écrivait déjà avant , heureusement… Elle savait déjà confié aux phrases leurs ordinaires tâches d’éboueurs de la dernière chance. Elles qu’on envoie à la rescousse sur les catastrophes pour que la voix humaine ne renonce pas à décrire ce qui est vu, compris, senti, subi, mémorisé , et dans le meilleur des cas expertisé pour mieux rendre compte et obtenir quelque chose de l’ordre de la réparation ou mieux de la séparation… Oui, l’idéal serait de pouvoir mettre une barrière étanche de mots entre soi et ce qui s’avèrera pour toujours, aussi tangible qu’inimaginable, pour avoir été traversé minute après minute, avec des temps de mort à soi-même et de révolte écorchée vive. Destin sacrificiel ? Quel est l’ordonnateur ?  Pourquoi se retrouve-t-on dans une telle galère ? L’auteur se pose ( se fait poser) brièvement la question pour mieux l’évacuer. Elle cherche furtivement les indices de signes prémonitoires. Elle ne voit que des circonstances , des choix de lieu à maudire et leurs conséquences désastreuses. Oui, elle a raison : c’est  juste une fin du monde , une parmi d'autres ? Une sorte de répétition en crescendo du scénario maximal… après tout ça le Déluge ?  Pourquoi pas, après tout… Au point où on en est, c’est à dire plus nulle part, arrachés à ce qui rassurait , les autres, les proches, les maisons tranquilles, les beautés paysagères, les sentiments abordables, les habitudes de vie calibrées et les enchantements du voyage, tout ce qui réglait la vie d’avant en une partition sinon connue au moins un tout petit peu prévisible. Tout s’effondre, tout bascule en une seule ruée et à deux reprises, d’où la similitude des sensations mentales et le rapprochement des deux situations : le viol par le tortionnaire pervers, le déchaînement du Tsunami. L’impression de solitude térébrante est la même. L’instinct de survie joue à plein. Toutes les pensées s’y arriment à toute vitesse dans une distorsion paradoxale du temps. L’hébétude et l’angoisse fusionnent, il faut bouger, se laisser aider sans confiance, on remercie pourtant, on s’excuse, on minimise, on réajuste les propos à l’auditoire, on prend conscience du fossé infranchissable entre soi et les autres,  on passe en revue toutes les réponses qui sont faites et on les jauge froidement.

Avec ce livre venu, la mort se rendort derrière les épaules de la femme. Elle se retourne posément pour la contempler assoupie. Elle lui raconte une histoire où elle est le personnage principal. La mort ne répond pas, elle est sourde et muette. La mort n’a pas de regard. Sa violence est sans égale. Elle s’adresse à elle pour lui dire qu’elle n’aura pas le dernier mot. Toujours une femme en ce monde répétera à la cantonade ce que la mort gangrène de plus monstrueux par l’entremise de quelques complaisances ou de  dérèglements géophysiques. Cette femme-ci je la vois debout et vaillante. Elle est pour moi une sœur - d’écriture. Ses livres m’accompagnent désormais.

vendredi 23 mai 2008

d'une enjambée, face à la mer, Heather Dohollau

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(c) Photo Mth P / A quai Mai 2008

*

Avant          dans ces jardins face à la mer
il y avait une table d'orientation
où les lignes tracées indiquaient des lieux
souvent invisibles de l'autre côté de l'eau
et penchée sur elles   suivant du doigt les traits
d'une enjambée    à la verticale du vide
je passais par-dessus le mur de la mer.

*

HEATHER DOHOLLAU, Une suite de matins,
Italian Gardens, Penarth,
Editions Folle Avoine,  p.13

jeudi 22 mai 2008

Des objets dont il doit se séparer, Jean-Claude BOURDAIS

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Des objets dont on doit se séparer
ou dans les méandres de ma vie.
*

Ils seront donc là samedi soir à Rémalard, sous la lumière mais abandonnés, eux qui vivaient avec moi depuis dix, vingt ans voire plus longtemps, inquiets avant de commencer, après celle de leurs origines, et la nôtre, leur troisième histoire .
Je vivais avec eux, ils vivaient avec moi, au hasard de mes déménagements autour du monde, de leur voisinage sur un mur ou une étagère, car je ne m'en séparais jamais.
Dans la nuit je les entendais parfois s'apostropher se raconter leurs histoires.

*
Ça commençait toujours par d'où tu es ?
J'entendais Sénégal, Portugal, Bénin, Papouasie Nouvelle-Guinée, îles Tonga, Australie, Timor, Wallis, Nouvelle-Calédonie, Côte d'Ivoire… et souvent s'ajoutaient des noms de villages, de rivières, de tribus : Sépik, Nokuma, Kéram, Kambot, Kanganaman, Asmat, Papunya, Yoruba, et d'autres que je ne comprenais pas ou imprononçables...
*
Ils enchaînaient toujours par qui es-tu ?
J'apprenais qu'il faut de tout pour faire un monde, qu'il faut défendre la diversité, toutes les diversités.
Je suis un masque Guélédé, un tapa, un bambou gravé, une poupée Mendi, un bouclier, un étui pénien, un masque baba, un masque tago, une statue faîtière, une planche gope…
*

Parfois j'entendais plus : je jetais des sorts, je scellais des alliances, j'apportais les bonnes récoltes, je transportais l'âme des morts, je faisais tomber la pluie, je réglais des conflits, je mettais un peu d'ordre dans la société, je racontais des rêves, je cachais le sexe, je protégeais la poitrine, je faisais la guerre, je décorais les maisons, je punissais l'infidèle…

*
Les plus vieux ne disaient rien, paroles dans leur silence.
Parfois, pour les autres, le silence des étagères ne leur convenait plus et ils se sentaient prisonniers, se lamentaient, pleuraient leur pays, leur climat, leur histoire, leur culte, leur danse ou cérémonie.
Parfois nous partagions notre solitude. Ils savaient aussi, pour certains, que je les avais sauvé de l'oubli, du feu, de la salle des ventes, des termites, reconnaissaient que je leur parlais bien quand je les regardais certains soirs, dans leur pénombre, ou certains matins dans la lumière de l'aube
.

*

 

Je me souviens des odeurs de feu de bois de leurs cases humides, les chants de leur village, du fleuve, de la pirogue, des peintures sur les corps, des tams-tams, des femmes qui chantaient en foulant le sol, qui tapaient sur l'écorce.
Je revois les coups de pinceaux, donnés sur leurs corps couchés sur le sol.
J'entends en même temps mon chant d'alors, aux paroles aujourd'hui oubliées.
*
Ils figurent le fleuve de ma vie aléatoire, les traces dans le sable qui se dépose dans la bosse des méandres de mon existence.
Le méandre a horreur de la ligne droite, il est toujours essai et tentative de passer, jamais définitif, destiné à trouver plus facile…
Ils marquent mon passage dans des pays mal connus, d'îles oubliées, de déserts, d'anciens royaumes, crevant sous la misère ou sous le coup des tempêtes. J'ai toujours su qu'ils étaient plus grands que le petit voyageur qui les emportait.

*
Je ne sais pas tout ce qu'ils portent en eux, ni les secrets cachés de tout un peuple ou d'une tribu , ni le regard des enfants nus assis par terre qui les ont regarder apparaître du tronc, de l'écorce, de la boue, ou de plantes aux pouvoirs magiques, ni des enterrements, des cérémonies ou des fêtes si compliqués dont ils ont été témoins. Je ne sais finalement presque rien d'eux, étranger à leur monde et croyances qui ne sont pas les miens.

*

J'entends la nuit les femmes qui tapent la fibre, les enfants qui crient autour, je vois les coups de hache dans le bois qui cherchent la pensée, je vois les mains mystérieusement guidées et qui laissent l'ocre s'étaler sur son support, les vieux qui fumaient leurs pipes.
Je me souviens des moments ou perdu je me demandais ce que je faisais là, pourquoi je voulais cet objet, mais combien sa beauté me faisait mystérieusement frissonner.
*

Je connais des livres de voyages qui m'ont fait rêver mais ces objets-là m'ont beaucoup appris.
Ainsi comme ses propres enfants, il faut bien un jour les laisser partir.
Je m'en sépare le cœur fendu mais l'âme ravie.
Il est toujours difficile d'arrêter une histoire d'amour.

*

Longue vie mes objets, je sais que vous vivrez plus longtemps que moi.

SI LE TEMPS LE PERMET  Site de Jean-Claude BOURDAIS  quoi que …

Eloge canin , par Sherkane

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Photo Internet Musée du Chien

*

Mon cher Wouaf d’Enzo,

6 ans qu’une voiture t’a percuté…

En ce jour anniversaire,

De notre maîtresse bien aimée

Je voudrais te parler

En ce matin d’avril

Alors que les peupliers se paraient de cuivre

Elle est venue

De mon chenil elle m’a retiré

De mes compagnons elle m’a séparé

Pour m’emmener je ne sais où

Agé de 10 mois j’ignorais tout de la vie

Mon nom je ne le connaissais pas

Le lien au maître pas davantage

A son plus grand désespoir

Je vivais ma vie de mon coté

Sans repères, sans rappel

Il a fallu du temps pour se connaître

Pour qu’elle t’oublie toi le grand frère

Pour que je la considère comme ma maîtresse

Elle a du apprendre à me faire confiance

Réfréner la peur panique qui l’étreint

Quand je pique un sprint en balade

Je lui ai prouvé que je l’aimais

Que moi aussi je sais revenir

Quand je me laisse emporter par mon flair

Eh oui ! Curieux de tout et concierge comme pas deux

Une odeur par ci une odeur par là

C’est toujours mieux au-delà des limites

Peu à peu une confiance mutuelle s’est installée

Un lien étroit s’est tissé

Inséparables nous sommes maintenant

Enfin pas tout à fait

Cairn terrier je suis et cairn terrier je reste

Tellement de choses à découvrir

Que j’en oublie parfois la maîtresse

Mais elle me connaît bien

Et sait que sous des dehors indépendant

Je la surveille du coin de l’œil

Prompt à revenir à toute vitesse

Grâce à toi grand frère

Depuis 6 ans maintenant

Je mène une vie de wouaf

Avec notre maîtresse bien-aimée

Toujours par monts et par vaux avec elle

Les copains et les copines le week-end

Un brin d’agility et d’obérythmée

Des randos, beaucoup de randos

Des câlins autant que j’en veux

Des « Je t’aime » murmurés à l’oreille

Alors quand les peupliers se parent de cuivre

Je pense à toi grand frère

Et je te dis « MERCI »

                                                            Ton petit frère

                                                            Sherkane

lundi 19 mai 2008

Est comme grimper, Valérie CANAT DE CHIZY

 

Quelqu’un à lire en Poémie Amie …

Valérie Canat de Chizy

*

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Son blog tout neuf c’est :

VERRE MENTHE

                                                               

                                       

Trajectoire Poétique

_____________

CELLULES

*

À travers ciel ,

Les cellules dansent

Au-dessus,

Le cosmos.

L'escalade

À même la roche

À la verticale

A le vide sous elle.

Vivre

Est comme grimper

Dans les régions

Montagneuses du Tibet

Le moindre faux pas

Peut être fatal.

*

Valérie Canat de Chizy ,

LE CHANT DE L’ANGE ,

Collection Encres Blanches,

ENCRES VIVES, N° 295

Dirigées par Michel Cosem, 

2007, p.5

A TOI... Folie..., par Céciline

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Ma chère…, ma chère ET tendre,

Chaque jour qui passe, tu es là. Toujours près de moi. Chaque jour qui passe, je pense à toi. Et je me dis que, décidément,  tu es vraiment la plus parfaite des personnes que je connaisse. Tout autour de toi, des cercles admiratifs de filles ou des garçons se forment. C’est vrai, ton sourire est le plus éblouissant, le plus beau, le plus séduisant de toutes les grimaces de bouches que je connaisse. Je connais beaucoup de monde. Mais tu es la seule qui, quand elle rentre dans une pièce, le silence se fait. La seule qui rentre avec un halo de lumière autour d’elle, comme un ange. La seule qui tient en respect les profs. Tu es si parfaite…

Tu es la plus belle aussi. Des longs cheveux blonds encadrent ton visage aux yeux aussi verts que la forêt amazonienne. Tu as une taille de mannequin (1m 78), tu fais 58 kg pourtant tu as des seins et de belles fesses. Tu es considérée comme le canon de la ville. Mais sais-tu pourquoi je t’admire le plus ? C’est parce que tu n’es jamais sortie avec un gars. Pourtant, il y en a plein qui te courent après ! Mais tu as ta fierté.

Tu as bien réussi ton plan. Au départ, tu n’étais rien, puis un jour, tu t’es dit que tu voulais briller. Et pour briller, tu brilles ! Tu excelles dans toutes les branches scolaires. Tu joues du piano à merveille, et tu es une excellente sportive et en athlétisme et en piscine. En plus tu sors tous les vendredis en boite.

Quand je viens chez toi, j’ai du mal à croire que tous ces trophées t’appartiennent. Tu as peur que l’on t’oublie… qu’on te piétine mais surtout qu’on te découvre n’est-ce pas ?

Mais moi, je sais tout de toi. Je suis la seule à savoir combien tu souffres.  Je suis ta petite voix intérieure.

Briller parce que tu vas te suicider ? Tu veux être aimée de tous pour à jamais laisser une trace de toi. Une trace indélébile. Mais surtout, ne veux-tu pas tuer ton père. N’a-t-il pas tué ta mère ? La mère de la fille parfaite. Honte à lui, diront les gens. En effet, ton plan est parfait. Tout comme toi.

A ton avis, qu’elle va être la réaction de ton père quand il apprendra de ta bouche que tu as tué volontairement ta mère. Que fera-t-il alors qu’il aura en main un couteau de cuisine ? Lui, ton père, le colérique…

Demain, tu seras morte… avec ton secret. Admirable, voyons ! Personne ne le croira.

Oh, miroir, toi qui me reflète telle que je suis, dis-moi qui est la plus belle, la plus intelligente, la plus machiavélique, la plus…tout !

C TOI !

Mon doigt finit d’écrire le point d’exclamation sur le miroir. Un sourire d’ange blond illumine mon visage…

Je suis prête

Lettre à Toi…déchire-la…

?

dimanche 18 mai 2008

JE EST UNE O.MBRE

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Encore un Livre en Poémie Amie et le retour de ce cher DI BRAZZA

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Bonjour

Un certain nombre d'entre vous n'ont pas eu de mes nouvelles depuis longtemps. D'autres me connaissent à peine parce que le hasard d'un mail les a fait atterrir dans mon carnet d'adresse. Et voici que je me pointe pour vous mettre sous le nez le livre que j'écris et réécris depuis de nombreux mois.

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Il est désormais en vente en ligne ici : http://stores.lulu.com/dibrazza

Les ventes en ligne sur ce site sont évidemment sécurisées

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En cliquant sur le lien ci-dessus vous aurez  aussi la possibilité de lire les dix premières pages  de cet ouvrage dans l'aperçu qui vous sera proposé. Il vous suffira pour ça de cliquer sur le titre du livre. Merci d'en prendre connaissance et, pourquoi pas, de le faire connaître autour de vous.

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Bien à vous. Di Brazzá

Copyright: © 2008 L'esprit de suite Standard Copyright Licence

      

Livre Broché €14.00

Imprimé: 188 pages,  Couverture pleine couleur, 6" x 9", perfect reliure, noir et blanc encre intérieure, papier crème.

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Un court extrait (page 15):

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"Il y a les traces. Les traces palpables. Celles que nous laissons. Derrière nous, autour de nous, et pourquoi pas: devant nous. Celles que nous retrouvons toujours avec plaisir. Celles que nos proches peuvent emprunter s'ils le désirent.

Et puis il y a celles, impalpables, qu'il n'est pas donné à tout un chacun de voir.

Le mouvement de notre corps, ou du corps d'une foule qui s'inscrit dans l'air encore vrombissant.

Le sillon creusé - toujours dans ce qui est cet air qui nous compose et nous décompose - par les mots, les gestes des milliards de gens qui nous ont précédés sur les quelques mètres carrés que nous occupons.

Le sillon creusé par une hirondelle.

Chacun de nos gestes, chacune de nos paroles, chacun de nos écrits s'inscrit dans un océan de traces.

L'homme est né de l'empreinte.

Aussi est-il empreinte.

Et empreinte donne-t-il à voir.

Il y a les traces, oui. Comme il y a l'absence. L'absence qu'on traîne tous entre nos pas. Entre nos bras aussi.

L'absence: empreinte d'empreinte."

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dibrazza@wanadoo.fr

VOICI EN PRIMEUR UN PORTRAIT INEDIT de notre AMI DIBRAZZA concocté par LA CAUSE DES CAUSEUSES (Eh oui ! On a de la mémoire dans les idées ici...)

samedi 17 mai 2008

Les deux livres de Coumarine !

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Je ne sais pas par lequel je vais commencer !

Mes LECTURES SENTINELLES  ont reçu pas mal de livres d'ami(e)s tous ces temps et je voudrais écrire sur chacun d'entre eux correctement. Alors ... patience...

BRAVO COUMARINE !

Les Racines , l'Oeuvre , Jacques Imbert

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Photo (c) A. Peyrin - Bulgarie 2008

*

" Assis au milieu du cercle il trace des mots qu'il est seul

à comprendre.

Les racines demandent de l'aide.

[...]

Les créateurs sont soumis à de bien étranges pressions.

L'effet de l'oeuvre devenant plus important que l'oeuvre

elle-même, certains risquent d'être bien tentés de créer

ce que l'on attend d'eux.

________________

Jacques IMBERT,

LES JOURS ET LES AUTRES

Editions Jacques Brémond

Notes des  24/11 et 27/12 /1989

*

vendredi 16 mai 2008

Corps et âme , par Lukeria

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Enveloppe en photo-collage d'après Hopper et Bonnard

*

Mon tendre amour,

Qu’il fut long et difficile le chemin de l’un vers l’autre, semé d’écueils et de souffrances. Pour parvenir à la Joie.

Cette joie, nous l’avons partagée et rien ni personne ne pourra nous la reprendre. Elle donne un sens à tant d’années traversées ensemble, si repliés sur nous-mêmes, prisonniers de nos fragilités.

Un soir, le temps s’est arrêté. A tout ce qui n’était pas Toi.

Vaincre le désert, j’ai osé marcher pleine de confiance vers un mirage avec cette foi qu’il n’en serait pas un, parce que le moment de croire était venu, telle une évidence. Comme un miracle d’un Dieu bienveillant qui m’habitait depuis toujours, mais qui ne se serait pas encore révélé.

Tu es venu à moi qui t’espérais depuis si longtemps.

Dans la pénombre de la chambre, je t’ai regardé et vu pour la première fois en pleine lumière, cette lumière intérieure qui t’habitait et enveloppait tout mon être.

Nous étions seuls au monde, le monde en cet instant s’était effacé à tout ce qui n’était pas Toi.

Nos corps nus se touchaient, mais ce n’était pas le désir qui me portait, j’étais tellement au-delà, tellement plus loin… A l’écoute de nos âmes qui se parlaient. Je comprenais tout ce que le terme communion recelait de divin. Le divin était en Toi. Nous nous abandonnions entièrement l’un à l’autre comme une suprême offrande.

Cette nuit ne ressemblera à aucune autre… Tu m’as chuchoté tant de mots enfouis depuis si longtemps, puis vint dans un souffle le mot « amour », je me sentais aussi tellement pleine d’amour, pas de cet amour fait de besoin et d’attente, qui enferme, mais un amour pur, détaché de tout, un amour si rare que je restais éblouie de le découvrir avec Toi.

En me perdant si loin et profondément dans ton regard, je t’approchais au plus près de Toi et touchais alors à l’infini.

Nous avons échangé tant de sourires, qui exprimaient la béatitude dans laquelle nous étions plongés.

La musique se faisait partition de tous ces degrés d’émotions que nous ressentions. Et parfois, nous serrant plus fort, les yeux dans les yeux, nous l’accompagnions en chantonnant, pour laisser s’épancher l’allégresse de ces instants magiques.

Mon corps était fluide, qui glissait contre le tien dans le grand lit, harmonie nos bras qui enlaçaient et caressaient, comme deux nageurs de haut niveau qui ne feraient qu’un avec l’élément quand ils atteignent enfin la perfection. La grâce et le bonheur étaient notre élément.

Ces longues heures que j’aurais voulu retenir à jamais m’ont paru si brèves, et si pauvre cette tentative de les restituer.

Peut-on vraiment avec des mots rendre compte de la félicité ?

Lukeria

mercredi 14 mai 2008

Clerc de Lune , par Joe Krapov

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Ma très chère et très belle amante,

Cela fait quinze ans cette année que nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Pourtant, tel Tamino devant le médaillon de Pamina, j’étais déjà d’avance le petit esclave subjugué qui attend sur la rive le retour du bateau où tu fais promenade. Ton image m’avait envoûté.

Cela fait quinze ans que je t’aime fidèlement alors que toi tu te donnes et t’abandonnes à tous. Et cet amour que j’ai pour toi s’en accommode cependant, de ce partage. C’est que tu es superbe, généreuse, immense. Dans le labyrinthe de ton âme, nul Minotaure ne fait danger. Dans les méandres de ton cœur nulle noyade n’est permise : Aragon et Musset iront se rhabiller. Tu dispenses la joie et l’émerveillement, la surprise, la fièvre et la sérénité comme fait toute femme pour celui qu’elle a choisi d’honorer.

C’est un bonheur pour moi d’être dans tes faveurs, d’avoir droit de monter dans ta barque et de glisser au fil de l’eau, au fil du temps parmi tes charmes fous, tes trésors si nombreux que ni moi ni personne ne pouvons nous les approprier. Peut-être reviendrai-je bientôt, à l’heure du bal, te voir masquée, parée de tes plus beaux atours, entourée de tes amants endimanchés, enfiévrés et folâtres, ivres de tes musiques, de ton vin et de tes sourires ?

Mais je préfère à tes habits de fête, comme à la Lune, tes quartiers les plus secrets, tes mers de tranquillité et les puits de silence où parfois tu t’enfermes. Tu es alors l’indicible et puissant mystère des amours qu’on bâtit humblement sur le sable et qui durent des millénaires en brillant.

Tu es cet océan de calme et de beauté qui manque tant à nos vies agitées. Tu es la mère des civilisations, la source des félicités à qui on promet sans même prévenir l’éternel retour. Encore que prévenir, ce n’est pas compliqué. Il suffirait que tu me laisses ton numéro de portable si tu voulais que je t’appelle, Venise !

Joe

mardi 13 mai 2008

Trente ans de Mariage aujourd’hui !

Bidochon

Une gageure

Une folie

Une Aventure

Un Mai Joli

Un sentiment

Un bon radeau

Un haut gréement

Un vol d’oiseaux

Un grand voyage

« Je t’aime encore

Tu sais

Je t’aime

Ce qui me plaît

Dans ce duo…

La la la La la la la

… »

Mardi 13 mai 2008

                                                            Bail Perpétuité ?

HSignature Monsieur                                                   HSignature Madame

lundi 12 mai 2008

L'éloge de la beauté , Cédric

Cdric

A mon âme destinée,

J’ignore où tu vis, si même tu existes. Mais l’irrépressible certitude de t’aimer déjà, me pousse à mettre par écrit ces mots que jamais peut-être tu ne liras.

Et si je t’aime indéniablement, c’est que, quelque part, tu existes, ne serait-ce qu’en moi, alors même si nos corps jamais ne se touchent, je sais les vérités que j’écris dans cette lettre.

Tu es celle qui ressent la chaleur des pensées issues de mon cœur ; parcourant le globe elles se posent sur ta peau avec la douceur que met une plume à caresser le vent.

Notre similaire conscience du vide connecte nos sourires libérés. Tes lèvres sont les plus belles car elles goûtent des miennes l’éternité silencieuse.

Je ne toucherai aucun autre corps que le tien, tellement me paraissent vains une étreinte incomplète, une caresse désunie, un baiser sans amour, une union des corps sans les âmes.

Je ne te cherche pas ; si la vie le désire, elle nous fera nous trouver. Je te ressens déjà dans toutes les beautés qui font mon être vibrer.

Je suis dans chacun des instants qui te font savourer le présent, tu es dans chacun des miens, passés et futurs.

Tu connais comme moi la beauté qu’est la chute des mots dans le vide de l’autre. J’y ferai aussi chuter mes baisers, ma présence, mon évanescente solitude pour qu’elle fusionne avec la tienne dans une parfaite quiétude.

Te décrire c’est faire l’éloge de la beauté.

Je ne t’attends pas. Je n’attends pas ta présence pour t’aimer. Je t’aime.

Merci à tous les Vendangeurs de Paroles Plurielles et à bientôt !

Avril_2008_mthp_074

PAROLES PLURIELLES chez Coumarine http://coumarine2.canalblog.com/

1 . Bonjour papa (Anne Bonaventure)

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2 . L'éloge de la beauté (Cédric)

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3 . Clerc de Lune (Joe Krapov)

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4 . Faire-part (madeleinedeproust) 25 AVRIL 2008

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5 . Lettre à une intruse (Pandora) 26 AVRIL 2008

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6 . Corps et âme (Lukeria) 26 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/lukeria/index.html

7 . A Toi…Folie (Céciline) 28 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/ceciline/index.html

8 . Eloge canin (Sherkane) 28 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/sherkane/index.html

9 . Donatien (Arthur Hidden) 28 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/arthur_hidden/index.html

10 . A mon Enfant (Boucle d'Or) 29 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/boucle_d_or/index.html

11 . Ma chérie ( Mirabelle) 29 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/mirabelle/index.html

12 . De l’un à l’autre (Fabeli) 30 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/fabeli/index.html

13 . Lettre à moi-même (Amanda) 30 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/amanda/index.html

14 . Lettre à ma descendance (Claudie) 30 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/claudie/index.html

15 . Vous qui êtes mon autre (Rsylvie) 30 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/rsylvie/index.html

16 . Toi que j'aime et que je lis ( Causeuse MTh. P) 30 AVRIL 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/mth_p_/index.html17 . A l’herbe mauvaise  Flâneuse  5 MAI 2008 http://coumarine2.canalblog.com/archives/flaneuse/index.html

18 . Tant d’amour à partager  Kaluccia 5 MAI 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/kaliuccia/index.html

19 . Eloge de la Terre  Godnat 6 MAI 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/godnat/index.html

20 . Aléatoire et non exhaustif   Jim    6 MAI 2008

http://coumarine2.canalblog.com/archives/jim/index.html

samedi 10 mai 2008

j’ai tout ton ciel derrière mes paupières , Pascale Arguedas

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(Cliquer sur l'enveloppe pour l'agrandir )

*

j’ai tout ton ciel derrière mes paupières

*
j’ai le cœur si plein de vase qu’à ma bouche

vient mourir l’odeur fade des marées

des flaques tranchées par le ciel brillent

dans l’herbe comme des blessures fraîches


*

je croise en forêt des enfants joyeux qui me regardent

sans savoir que la mort existe pour eux et j’ai

encore tes mots tendres qui tremblent dans le soir

quand en hâte tu rassemblais


*

ton monde se baissait, cherchait, pantelant

un peu de jour

mais il n’avait plus assez de lumière pour

attendre les ruisseaux au passage des ponts


*

ton silence abat les maisons

les corridors et les portes

ne sont là que pour laisser passer